The Get Down – Part 2, notre avis

Posté dans Séries par - 20 avril 2017
The Get Down – Part 2, notre avis

Fort de son poids financier et de son image dorée auprès des adeptes de séries, Netflix a su faire preuve d’audace et de goût dès lors qu’il a fallu mettre les mains dans le cambouis.
A l’origine de quelques pépites incontournables telles que House of Cards, Stranger Things ou encore Sense8, Netflix a sorti le chéquier pour débourser quelques 120 millions de dollars pour The Get Down en faisant de fait le produit le plus cher de son histoire.

The Get Down nous place à la fin des année 70. Là où tout a basculé.
Alors que le disco est encore roi, pendant que la funk anime les quartiers nord de Manhattan, un courant s’est réveillé dans le New Jersey et dans la Bronx. Quelques tours de platines plus tard, le hip-hop était né ; The Get Down nous raconte pourquoi.

A travers les aventures de cinq garçons du coin, l’australien Baz Luhrmann nous replonge dans une période pleine de sueur et de poussière.
La pauvreté fait rage dans le Bronx tandis que les politiciens corrompus ne songent qu’à s’enrichir. On est loin du New York touristique que l’on connaît aujourd’hui…

Le 7 avril dernier, presque huit mois après la mise en ligne des premiers épisodes, Netflix a dévoilé la deuxième partie de cette première saison.
Cinq épisodes seulement nous conduiront à la fin de cette histoire de vinyles, de revolvers et d’hommes.

Alors que la première partie nous amenait lentement (trop lentement) vers la création des Get Down Brothers, cette nouvelle volée d’épisodes allume le désir de voir gravé sur du vinyle ce que les gamins du Bronx appelle déjà de la musique.
On démarre ainsi avec un objectif que le New York en faillite de l’époque ne tardera pas à changer.

On a checké

  • Les décors et les costumes plus stylés que jamais. Il faut avouer qu’on savait s’habiller à l’époque.
  • Les personnages plus caricaturaux les uns que les autres. Du fou de disco au producteur avide, tout y passe.
  • La bande son qui pioche dans ce que le disco, la funk et le hip-hop ont fait de mieux.
  • Les séquences musicales dignes des plus grands spectacles de Broadway.
  • La sacralisation du DJ et le liant au sein d’un crew. Véritable moteur narratif, cet esprit d’équipe drive les personnages du début à la fin.
  • Les coupes afro. Les portes devaient être plus larges à l’époque mais il faut avouer que ça avait un certain style.
  • La morale.

On n’a pas checké

  • La réalisation kitsch de Baz Luhrmann. On n’adhère ou pas mais son style surchargé et basé sur la rupture de plans reste difficile à supporter.
  • Les sous-entendus à déchiffrer. Il faut malheureusement être armé pour suivre The Get Down ; si cette période musicale ne vous dit rien, ça sera difficile.
  • La fin. Parce que les américains ne nous ont pas habitué à ça !

Notre avis

The Get Down n’est malheureusement pas à mettre entre toutes les mains. Est-ce que ça en fait une mauvaise série ? Non.
Ça en fait surtout un show, car il ne faut pas avoir peur d’employer les mots justes, qui brillera par son impopularité. Les amateurs de hip-hop adoreront, les autres zapperont.

On aimerait croire à une deuxième saison mais il faut savoir raison garder. Parfois, une fin se suffit à elle-même…

Article rédigé par

Passionné et travailleur du web depuis 2005.
Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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