Tim Burton, l’exposition – Résumé d’une imagination tordue

Posté dans Dossiers par - 2 mai 2012

Si vous trouvez un monstre obèse aux dents pointues plus sympa qu’une fée, vous avez un problème. Mais rassurez-vous, vous êtes au moins deux sur Terre à partager ce trait de caractère. Seulement, l’un de vous deux est reconnu pour avoir du génie, et pas l’autre. N’est pas Tim Burton qui veut…

Burton Attacks!

Après avoir fait un tour à New York, l’exposition concoctée par et sur Tim Burton s’est installée en France, à la Cinémathèque Française. « Et alors ? » me direz-vous. Et alors, si vous aimez l’univers gothico-humoristico-glauque du personnage, je vous conseille vivement cette exposition. Si au contraire, vous n’aimez pas l’imaginaire torturé du Monsieur, je vous la conseille quand même. Pourquoi ? J’y viens, mais laissez-moi planter le décor.

Le petit Tim, c’est un petit peu le réalisateur gothique du cinéma américain. Pas parce qu’il se fringue mal, mais parce que les univers développés dans ses films sont souvent sombres, et glauques. Mais pas que ! L’ironie, l’humour et l’amour y sont des thèmes centraux, aux côtés de la mort et des asticots. Vous avez déjà dû voir un de ces films, ou du moins, en avoir entendu parler. On peut citer L’étrange Noël de Mr Jack, Edward aux mains d’argent, Batman, Beetlejuice, et plus récemment, Charlie et la Chocolaterie, et Alice au Pays des Merveilles.

Créateur de monstre

Alors pourquoi y aller ? Simplement parce que vous découvrez l’imaginaire d’un cinéaste, mais aussi son parcours, et les étapes préparatoires de ses films (et souvent des films en général).

L’exposition étale ses travaux, et il a travaillé le garçon. Dessins, sculptures, peintures, courts métrages, bandes dessinées, photographies, et j’en passe. On découvre ses motivations, et ses débuts dans les villes paisibles de banlieue. Son passage à Disney, comme de nombreux talents actuels. Ses courts métrages, que trop peu connaissent. Ses gribouilles sur des serviettes, qui donnent naissance à des films. Bien souvent, ses long métrages commencent par des dessins, puis, petit à petit, il construit l’histoire autour de ces dessins. En parlant de Disney, vous serez étonnés d’apprendre que ses monstres ne plaisaient pas des masses, et qu’un projet de dessins animés n’a jamais abouti. On découvre aussi ses peurs, comme les clowns qui semblent être des monstres à ses yeux, et qui ont dû lui coller quelques bonnes frousses. Pas étonnant alors que son univers soit aussi ironique. Lui, ses clowns, c’est les monstres.

Tous les projets sont illustrés. Des œuvres les plus méconnues aux plus connues. Tous les films, même ceux qui ne sont pas sortis.

Même si on fait vite le tour de l’exposition, et que la file d’attente est géante pour acheter les billets (prenez-les sur Internet), la plongée dans cet imaginaire vaut le coup. Intéressante, foisonnante, et bien construite. Si vous êtes sur Paris, allez-y, ça vous fait une sortie culturelle pas trop ennuyeuse. Et au moins, ensuite, vous pourrez briller en société en étalant votre culture cinématographique en parlant de Dark Shadows, son prochain film. Et franchement, 12€ l’entrée, c’est pas la mort. Vous avez jusqu’au 5 août !

Rappelons ses prochains films : Dark Shadows (sortie le 9 mai), et Frankenweenie (sortie le 31 octobre 2012).

Ndlr : Interdiction de prendre des photos de l’exposition, alors vous vous contenterez de ce qu’il y a à  l’extérieur. Raison de plus pour y aller.

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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