HFR 3D, c’est bien, mais c’est quoi ?

Posté dans Dossiers par - 12 décembre 2012

Comme il est bon de se sentir plus instruit que son voisin, voici une petite explication sur cette « révolution » technologique qu’est le HFR.

Vous avez peut-être envie d’aller voir Le Hobbit : Un Voyage Inattendu, qui est sorti aujourd’hui. Seulement, en regardant les horaires et les séances sur internet, vous avez certainement dû voir que certaines séances sont proposées en HFR 3D.  Et même si vous ne l’avez pas vu, il vaut mieux pour vous de savoir dans quoi vous allez mettre les pieds.HFR Logo

HFR, ou le High Frame Rate (comprenez « haute fréquence d’image ») est une nouvelle technologie de projection, et de prise de vue.

Un poil d’histoire…

Depuis 1927, les films sont projetés et tournés en 24 images par seconde. C’est la norme mondiale, parce que ce taux permet d’obtenir une image fluide et lisible. Si on diminue ce taux, l’image devient saccadée, et moins agréable à voir. Ce « format », vieux de 85 ans, a rencontré ses limites avec l’avènement des projections 3D dans les salles obscures, notamment avec Avatar de James Cameron.

Quand la 3D sort trop tôt…

En 3D, lorsque que la caméra commence a bouger en 24 images par seconde, un effet de flou et un léger scintillement peuvent être perçus, et certaines personnes avaient tendance à avoir la migraine à cause de ce format. C’est gênant d’autant plus que la 3D est utilisée pour des films à grand spectacle, où la caméra est fatalement amenée a bouger ou a filmer des objets en mouvement. Au moins, les femmes récalcitrantes n’avait plus à prétendre d’avoir mal à la tête.

La technologie 3D  avait aussi tendance à noircir l’image. C’était particulièrement embêtant pour les films sombres, comme pouvait l’être Thor, où on ne voyait quasiment rien.

Ces problèmes sont liés à la technologie 3D, qui utilise un procédé spécial pour donner une impression de profondeur. Or, cette technologie n’est pas faite pour une cadence d’image classique. De un, c’est sombre, et de deux, c’est flou. Bref, on a tendance a préférer les projections 2D classique.

La révolution annoncée par Avatar arrive avec Le Hobbit : Un Voyage Inattendu

Pour régler ce problème, une caméra a été mise au point, qui permet de filmer en 48 images par seconde, soit 2 fois plus que la norme. L’image devient alors beaucoup plus fluide, plus colorée, et surtout plus fine. Parce que oui, la HFR 3D est une véritable avancée technologique dans le secteur du cinéma.

Les problèmes liés aux projections 3D classiques sont réglés, et la qualité d’image est bien supérieur.

Les conservateurs vont pester car ils auront l’impression de voir une image en accéléré, et qu’ils auront du mal à se concentrer sur le film, tant les détails, même lointains, seront fins. Le rendu peut paraître trop lisse, où même ressembler à un téléfilm, mais après un temps d’adaptation, la technologie se fait oublier et fait mouche. D’autant plus qu’elle n’engendre pas une augmentation du tarif, et c’est très bien comme ça.

Alors Le Hobbit : Un Voyage Inattendu est le premier long métrage à utiliser cette technologie, et il a le défaut d’essuyer les plâtres. Mais la révolution est bien là, il faut laisser le temps faire son affaire, et que les petits problèmes inhérents au format soient réglés.

La trilogie du Hobbit de Peter Jackson est déjà prévue sous ce format, ainsi que Avatar 2 et 3 de James Cameron.

Où sont les salles HFR ?

Reste à savoir quelles salles sont équipées, et pour ça, rien de mieux qu’une carte.

Pour ceux qui veulent avoir un aperçu

Enfin, pour ceux qui veulent voir concrètement les différences entre 24 fps et 48 fps, vous pouvez vous rendre sur ce lien, qui n’est autre que celui de la marque de caméra utilisée sur le tournage du Hobbit. Vous y verrez des comparaisons entre différents formats.

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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