X-Men: Apocalypse

Posté dans Critiques par - 18 mai 2016
X-Men: Apocalypse

Après que l’on ait visité les années 70 aux côtés de Wolverine dans X-Men: Days of Future Past, Bryan Singer enchaîne déjà avec la suite que l’on attendait avec impatience.

X-Men: Apocalypse se déroule cette fois-ci dans les années 80. Après les événements de Washington, Magneto a disparu de la circulation et Charles Xavier a enfin monté son école pour mutants.
La tension entre mutants et non-mutants reste palpable et le réveil d’un personnage extrêmement puissant va faire basculer les choses…

La relance…

Le tour de force d’X-Men: Days of Future Past était la pirouette temporelle qui avait permis à la Fox de lancer un reboot sans réellement le faire.
Patrick Stewart et Ian McKellen vieillissant, ils avaient laissé leurs costumes à James McAvoy et Michael Fassbender dans X-Men : Le Commencement.

Un film en entraînant un autre, nous voici avec une nouvelle génération de mutants prête à en découdre ; X-Men: Apocalypse devant être le premier épisode (hors préquelle) de ce nouveau casting.
Et il faut l’avouer, on nous a amené jusque-là d’une bien belle manière…

Construit…

Pour rattraper le temps perdu par le spectateur, Bryan Singer opte pendant la première moitié du film pour un enchaînement de séquences centrées sur les principaux personnages.
On découvre ainsi en parallèle comment chaque protagoniste se retrouve inexorablement rapproché des autres alors qu’un mutant surpuissant est sorti d’un sommeil de plus de 5000 ans.

Rythmée, cette première partie d’X-Men: Apocalypse, lance le film de Bryan Singer sur de bonnes bases. Jusque-là, ça n’augure que du bon…X-Men: Apocalypse - Michael Fassbender

Mais trop rapide…

Malheureusement, il se passe quelque chose d’étrange dès lors que le Apocalypse version Oscar Isaac commence son recrutement. Si celui-ci sert globalement l’histoire, notamment en introduisant Tornade (Storm), on ne peut s’empêcher d’avoir une impression de travail bâclé.
Souvent mal mis en valeur, Apocalypse, celui que les égyptiens considéraient comme un dieu, apparaît ici ridiculement petit. Les effets de voix sont certes bien là mais clairement insuffisants.

Bryan Singer nous expédie ainsi le combat final comme s’il s’agissait d’un vulgaire méchant et semble déjà penser à son prochain film. Rappelons tout de même qu’Apocalypse est aux X-Men ce que Thanos est aux Avengers

Les années 90 ?

Que peut-on finalement dire de ce nouvel épisode ? Pas grand chose.
Il n’est pas mauvais en soi mais clairement pas au niveau des précédents.
Bryan Singer semble avoir pêché en ne construisant pas assez son méchant.

C’est d’autant plus dommage que cet épisode permet d’éclairer pas mal de zones d’ombre de la saga.

Gageons que le prochain opus, que nous verrions bien dans les années 90, redresse la barre…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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