Total Recall Mémoires Programmées

Posté dans Critiques par - 20 août 2012
Total Recall Mémoires Programmées

« Hé les mecs ! On a de l’argent en trop… On fait le remake d’un film culte? Et pour que ça passe mieux, on dit que c’est une nouvelle adaptation de l’histoire d’origine ! Hein ? C‡a vous tente ? Hein ?! »

C’est certainement la conversation qu’ont dû avoir les producteurs de Total Recall Mémoires Programmées en pensant à leur prochain long métrage. Pour votre culture, Total Recall, la version de Verhoeven de 1990 était basée sur une nouvelle de Philip K. Dick. Et c’est sur cette nouvelle, non pas sur l’adaptation de 90, qu’est basée Total Recall version 2012. Et forcément, la question qui se pose est « Est-ce que ça en valait la peine? ».

« Aimez votre Terre, elle vous le rendra » qu’ils disaient…

L’action se situe dans le futur, sur Terre. Le monde a été victime d’un cataclysme qui a poussé l’espèce humaine a se regrouper à deux endroits dans le monde. L’Angleterre, le côté chic et friqué du monde, et l’Australie, le côté miteux et pauvre. Les deux cités sont reliées par « La Chute », un tunnel qui traverse la planète. Douglas Quaid, un simple ouvrier, vit du côté miteux et crade de la planète. Il rêve d’une vie excitante et carrément plus agréable que la sienne. Rekall, une société qui permet d’implanter des faux souvenirs dans l’esprit des gens, semble être la meilleure alternative à Douglas. Mais quand il s’apprête à se faire implanter des faux souvenirs, la police déboule, et Douglas se rend compte qu’il n’est pas celui qu’il croit. Il s’avère qu’il est un agent secret qui s’ignore. Qui est-il ? Ses souvenirs sont-ils réels ? Et pourquoi est-il traqué ?

Le coming-out de l’agent secret

Bah oui, on se le demande : « Pourquoi tout le monde veut le choper pour lui faire sa fête? ». Seulement, si vous avez vu/lu les premières versions, vous ne serez pas surpris. C’est le problème avec les remakes/nouvelles adaptations : on connait déjà la fin. Néanmoins, pour les ignorants, le scénario réserve quelques bonnes surprises. Bien que pas très bien amenés, les rebondissements restent efficaces.

Initialement, Douglas Quaid était joué par Arnold Schwarzenegger (un nom pas facile à écrire et à prononcer quand on y pense). Ici, c’est Colin Farrell qui assure la relève. Et en plus d’être bien gaulé, il joue bien son rôle (si seulement j’étais la moitié de cet homme…). Le casting est très tourné vers l’action, et fonctionne assez bien. Sauf quand il s’agit de mourir, Bill Nighy semblant être atteint du syndrome « meurt comme Marion Cotillard« .

Rafle dans la vidéothèque

Le long métrage pioche son identité dans les dernières œuvres de science-fiction. Blade Runner, I, Robot, Minority Report, tout y passe, jusque dans les robots qui ressemblent étrangement à ceux de Mass Effect. Le problème, c’est que quand on fourre son nez partout, on finit par se perdre en route. Du coup, Total Recall Mémoires Programmées possède autant de personnalité qu’une huître. Surtout si on le compare à la version de Verhoeven qui était plus déjanté et bien moins « propre ».

Et c’est bien dommage, parce que la technique était là. L’action est compréhensible, les combats bien chorégraphiés, et les effets spéciaux sont loin d’être ridicules. Sans atteindre la qualité d’un Prometheus, Len Wiseman gère bien son film.

Le manque d’audace, d’originalité empêche le film d’atteindre son plein potentiel. Mais ceux qui recherchent un film d’action nerveux seront ravis. Les fans de science-fiction originale et intelligente un peu moins, le divertissement étant tout de même au rendez-vous.

Que les fans se rassurent, la femme aux 3 seins est toujours de la partie. Oui… Je savais que vous alliez vous poser la question, bande de gros tordus!

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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