The Amazing Spider-Man

Posté dans Critiques par - 6 juillet 2012
The Amazing Spider-Man

Quel beau monde que celui du cinéma hollywoodien ! Non content de nous avoir livré une très bonne trilogie Spider-Man, réalisée par un Sam Raimi inspiré, Columbia Pictures s’est lancé dans un « reboot » de la saga. Par « reboot », comprenez que ce n’est pas la suite de Spider-Man 3, sortie en 2007, mais un nouveau début. Un « re-début » si vous voulez. Mêmes personnages, mais plus la même équipe de tournage, d’acteurs, et tout et tout.

« Meuh » ?

Rassurez-vous, la Columbia ne nous prend pas pour des vaches à lait (enfin, pas QUE). Le puzzle des différentes productions Marvel (Iron Man, Thor, Captain America : First Avenger, et Avengers) ne permettait pas à la trilogie initiale de Sam Raimi de s’y insérer. Du coup, il leur a paru plus simple de refaire un tout nouveau film plutôt que de faire coïncider les autres films Marvel à ce qui avait déjà été fait. Oui, c’est plus simple, ce nouveau film n’a coûté « que » 260 000 000 de dollars après tout.

Mais nous ne sommes pas là pour remettre en cause les intérêts d’un tel projet. Aussi louable soit-il. Bien que…

Disons que pour critiquer le film, on part sur une base de une étoile, le maximum étant cinq étoiles.

Ajoutez une étoile pour l’histoire et le nouvel angle d’attaque de cette saga assez intéressant. L’histoire reprend les grandes lignes du comics. Peter Parker, un jeune new-yorkais, vit dans le Queens avec sa tante et son oncle, ses parents ayant perdu la vie dans un crash d’avion. Mais la vie n’est pas si dure, il se trouve que Peter a hérité du génie de feu son papa. Pendant une visite dans un laboratoire, il se fait mordre par une araignée génétiquement modifiée, qui lui confère des super-pouvoirs d’araignée. Génie et super-pouvoirs, franchement, ce gamin démarre bien sa vie à mon goût.

L’intrigue se concentre sur les parents de Peter et sur un nouvel ennemi bien connu des lecteurs du comics : le Lézard. Mi-homme, mi-lézard, et complètement ravagé. A défaut d’être génial, le scénario regorge de bonnes idées, et respecte plus ou moins le comics. L’histoire devient un peu plus réaliste (mais on parle toujours d’homme-lézard, et de mec qui marche sur les murs, alors je sais pas si « réaliste » est le bon mot), et un peu plus moderne que la version de Sam Raimi. Certains seront déçus, on perd le côté « intemporel » de la saga initiale, mais le tout reste crédible.

Pour l’instant, nous sommes à 2 étoiles sur 5.

Ajoutez une autre étoile pour l’action. Qui dit « super-héros », dit « super-bastons », et ici, autant dire que nous sommes servis. Entre les balades pendues à des fils d’araignée, et des combats dynamiques, on en prend plein la face. La 3D participe à l’action, la profondeur de l’image surprend, et fait des merveilles. Une 3D bien utilisée, c’est rare, mais agréable. Spider-Man devient plus arachnéen d’ailleurs, plus souple, il ressemble d’avantage à une araignée dans ses mouvements. Ce qui donne aux combats contre le Lézard un côté bien plus « animal » et sauvage. Pour la 3D bien pensée, et les trouvailles visuelles, on fait un +0,5. C’est bien payé certes, mais c’est assez bien fichu pour être remarqué.

3.5/5. On est bien parti pour faire mieux que Ghost Rider. Mais on va devenir mesquin, sinon, c’est pas drôle.

Les personnages dans un premier temps.
Ils restent crédibles, mais étrangement, l’identification y est plus difficile. Andrew Garfield (Peter Parker) n’a pas une tête à claque comme pouvait l’avoir Tobey Maguire. Trop beau gosse, il est moins « Monsieur tout-le-monde ». Mais ce qu’on perd en identification, on le gagne en « classe ». Tous les personnages ressemblent à des bons clichés, mais après tout, il ne faut pas trop surprendre le spectateur, ce serait prendre trop de risques. Du coup, l’identification est plus difficile, surtout à cause d’un traitement psychologique des personnages assez mal foutu, et taillé à la hache. La faute à la rapidité de l’histoire, sans doute, qui va un peu trop vite pour qu’on ait le temps de s’attacher. Retirez 0.5 étoile.

3/5 au final. Mais il ne faut pas oublier que c’est un divertissement d’été, et il rempli largement son contrat d’une bien belle manière. Ça vaut bien 0,5 point de plus.

Si vous n’êtes pas un fan de la première heure, montez jusqu’à 4 sur 5. Les autres chipoteront sur le fait de faire un reboot moins bon que la saga initiale. Mais ne boudons pas notre plaisir, The Amazing Spider-Man reste un p***** de super-héros super-cool qui balance du bon gros pâté, que ce soit en BD ou au cinéma.
On check !

Article rédigé par
Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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Un commentaire

  • Ce qui est surtout flagrant, c’est qu’il est tout le temps sans son masque !

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