Terri

Posté dans Critiques par - 25 juillet 2012
Terri

Doit-on rentrer dans le moule pour être accepté ? Voici la question que se pose Terri, un jeune adolescent de banlieue qui s’évertue à vivre malgré ses différences.

Terri raconte l’histoire du jeune homme éponyme qui va voir le proviseur de son lycée lui venir en aide alors que tout le monde le rejette.
Il fera alors la rencontre d’autres élèves marginalisés et apprendra à vivre sa vie…

Une tranche de vie…

On en sait autant sur Terri à la fin du film qu’au début ; ne pas lire le synopsis peut s’avérer fatal pour ceux qui pensent que tout est dit sur les 1h45 que dure le film.

Terri (Jacob Wysocki) vit avec son oncle malade et ne connaît ni sa mère ni son père.
Il affronte chaque journée comme une épreuve qu’il doit surmonter seul et n’a de cesse de s’enfoncer dans une profonde solitude.

Le film démarre un matin « normal »  sur le chemin du lycée pour associer le spectateur à la prise de conscience du personnage principal qu’être différent n’est rien de plus qu’une preuve d’existence…

Une belle technique…

Le travail de Tobias Datum, le directeur de la photographie, est très réussi.
Les tons chauds du film mêlés à une très jolie bande son suffisent à placer le spectateur dans une impression de sérénité.

Pourtant, le scénario nous prend à contre-pied en nous dépeignant la vie compliquée d’un adolescent qui souhaiterait être partout sauf là où il se trouve.
Ce parti pris nous conduit alors à nous dire que ce n’est pas si terrible et la gravité de la situation se transforme vite en pétard mouillé…

Des situations peu exploitées…

Il est dommage que les événements clés du film ne soient pas utilisés jusqu’au bout.
Par exemple, il n’est donné à aucun moment la raison qui pousse Terri à venir en cours en pyjama. Il avoue bien que « c’est confortable » mais cela ne choque personne.

Sur le même principe, une mésaventure avec des souris et un rapace ne mène nulle part…
Terri semble finalement être un enchaînement de plans parmi lesquels seuls ceux qui voient le proviseur (John C. Reilly) nous ramener sur Terre sont utiles.

Verdict ?

Terri chante une jolie morale sur une très belle bande son.
Aller voir ce film en étant dénué d’empathie ne permettrait pas de parfaitement saisir le message d’Azazel Jacobs et de Patrick Dewitt

Au final, Terri fait la moitié du chemin et le spectateur fait le reste.
A checker si c’est votre truc…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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