Savages

Posté dans Critiques par - 13 septembre 2012
Savages

Oliver Stone revient avec un film violent basé sur les relations commerciales compliquées entre producteurs de cannabis concurrents.

Savages raconte le rapt par un cartel mexicain de la fiancée de deux indépendants de la production de drogue.
Ceux-ci vont devoir se plier aux exigences de leurs nouveaux associés afin de retrouver leur amie saine et sauve…

Ultraviolence…

On ne va pas se la cacher, Savages ne raconte pas l’histoire d’une princesse dans un beau palais doré (quoique…).
La mort, la haine et le sexe sont omniprésents dans ce film de plus de deux heures.

C’est un concept parfois payant dès lors que l’on n’en abuse pas. Ici, Oliver Stone plante les bases de ce ménage à trois en alternant avec des scènes de torture plus ou moins difficiles qui, si elles doivent être bien plus douces que ce que l’on peut voir en vrai, aurait pu être sous-entendues…

Difficile de trouver le juste équilibre entre ce qu’il faut dire et ce qu’il faut montrer mais une fois la limite franchie, on s’approche trop de l’overdose…

Des personnages hauts en couleur…

Le gros plus du scénario de Savages, c’est le panel de personnages qu’il propose.
De l’ancien Navy Seal à la pire des crapules en passant par le flic véreux, tout (ou presque) y est.

Benicio Del Toro, dans le rôle de l’homme de main sans scrupule, rencontre John Travolta, l’agent fédéral corrompu, dans une scène à la fois drôle et oppressante.
Il s’agit probablement d’un des meilleurs moments du film !

Un peu de tout…

Savages, c’est un peu le mélange des genres : parfois drôle, souvent dur et plein de surprises.
Si certains peuvent se sentir déroutés par cette opulence de styles, cela donne une identité à ce long métrage qui n’aurait pu parler que de drogue.

On se retrouve, au final, avec un patchwork de méthodes et de mises en scène qui arrivent à tenir le spectateur en haleine jusqu’au bout…

On fait affaire ?

Savages souffre parfois de lenteurs mais les prestations de John Travolta et Benicio Del Toro suffisent à relancer la machine.
Dommage, cependant, que les scènes de violence gratuite soient si fréquentes ; le film aurait mérité plus de subtilité…

A checker, comme tout long métrage d’Oliver Stone !

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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