Rogue One: A Star Wars Story

Posté dans Critiques par - 13 décembre 2016
Rogue One: A Star Wars Story

Depuis la remise en route de la plus grande saga de science-fiction (si si !) l’année dernière, Disney a décidé d’élargir sa série de films en exploitant l’univers étendu.

Rogue One: A Star Wars Story se concentre sur une phrase de l’Episode IV : « En frappant depuis une base inconnue, les vaisseaux spatiaux Rebelles ont remporté leur première victoire contre l’Empire Galactique. ». Il s’agit bien sûr de la bataille qui a permis de récupérer les plans de l’Etoile de la Mort. Ceux-là même qui tomberont plus tard entre les mains d’un certain Luke.
Ce nouveau long métrage s’arrête justement sur l’attaque qui aura permis de les voler…

Un espoir…

On était prévenu sans finalement trop l’être, ce film ne s’inscrit pas dans la saga.
Et vous ne le croirez pas avant de l’avoir vu mais Disney, ou plutôt Lucasfilm, a fait en sorte que cela soit évident.

Les « grands » codes ne sont donc pas présents, et, c’est un peu déroutant.
Imaginez quarante années d’habitudes bouleversées en deux secondes…

Heureusement, le produit est géré d’une bien belle manière et on remercie Tony Gilroy et Chris Weitz d’avoir œuvré pour le fan service.

L’Etoile de la Mort…

Cette arme, si emblématique qu’elle aura réussi à ne jamais être égalée (ou reconstruite), apparaît finalement comme le principal personnage de ce spin-off.
On ne spoile rien là ; elle est sur l’affiche.
Toujours est-il qu’elle est majestueuse, et pourtant si terrible quand on connaît son destin.
L’idée des scénaristes de se concentrer sur la fin de sa conception apporte évidement une brique essentielle à la saga sur un laps de temps très court.

Rogue One: A Star Wars Story est également l’occasion de rapprocher la fiction d’une triste période de notre Histoire ; les troupes de l’Empire encadrant des tanks reprennent l’iconographie des patrouilles allemandes lors de la Seconde Guerre Mondiale.
Car c’est bien d’oppression, d’extermination et de résistance dont nous parle ce film. Des thèmes que George Lucas avait inclus dans l’oeuvre de départ en « s’inspirant » de l’Allemagne nazie et de la lutte d’une poignée de résistants.
Cette opposition entre la recherche de l’ordre à n’importe quel prix et la rébellion face à la tyrannie forme le noyau de Rogue One: A Star Wars Story pour en faire bien plus qu’un simple blockbuster…

Résurrection…

Il y a du budget…
Comme une tendance ces dernières années, le retour à la vie, ou à la jeunesse, des acteurs par des effets numériques amènerait presque à se poser la question de leur utilité.
Mais il s’agit sûrement d’un débat bien trop lourd pour nos épaules (et pour l’Académie des César) et ce n’est pas le sujet qui nous préoccupe dans l’immédiat.
Rogue One: A Star Wars Story réintroduit donc de vieux amis sans que nos yeux ne puissent percevoir la supercherie.
Les effets spéciaux sont d’ailleurs si convaincants qu’on pourrait presque croire à une histoire vraie.

Pour la première fois dans l’histoire de la franchise, le scénario introduit des personnages imparfaits aux idéaux parfois distincts mais aux buts communs. On est plus dans une écriture à la Sergio Leone – où le résultat importe plus que la manière – que dans la traditionnelle trame narrative des Star Wars.
Alors on vous voit venir avec vos Lando Calrissian et autres Han Solo mais, croyez-le ou non, ce sont des gentils à côté de nos petits nouveaux…

Empire Beach…

Alors que la première partie du long métrage nous bourre un peu le crâne d’une quantité d’informations pharaonique, la deuxième enclenche le turbo pour nous mener vers une séquence d’action finale où se mêlent visuels époustouflants et suspense.
Il faut dire qu’une bataille sur une planète qui ressemble aux Maldives (sic), ça a de quoi en mettre plein la vue. On alterne ainsi entre les couleurs tropicales et l’obscurité glaciale de l’espace dans un chaud-froid qui n’est pas sans rappeler la Bataille d’Endor.

Tel un chef d’orchestre, Gareth Edwards nous offre un final explosif au dynamisme dont il a le secret.

Gareth Edwards…

S’il n’est pas le monteur de son film, Gareth Edwards reste tout de même le principal responsable de cette réussite. Car oui, Rogue One: A Star Wars Story est bel et bien une réussite.
Lucasfilm sort enfin de sa suite d’épisodes pour ouvrir la voie à tout un panel de films et de personnages.

On sort de la séance avec le sentiment d’en avoir appris sur une saga que l’on connait par cœur. Pas mal, non ?

Il faut quand-même avouer qu’on ne s’attendait pas à ça et que les dernières rumeurs nous faisaient douter.
On ne va pas le cacher ; c’est bon de se tromper !

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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2 commentaires

  • une courte phrase de l’Episode IV : « des hommes sont morts pour récupérer ces plans »

    => j’ai cherché dans le script en anglais mais pas retrouvé… et pourtant j’avais aussi l’impression de l’avoir entendue.
    Cf http://www.imsdb.com/scripts/Star-Wars-A-New-Hope.html

    C’est d’où / de qui ?

  • Effectivement, c’est dans l’Episode VI (Mon Mothma).
    Je corrige l’article (avec l’introduction de l’Episode IV).

    Merci d’avoir été vigilant.

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