Prometheus

Posté dans Critiques par - 30 mai 2012
Prometheus

Plus de trente ans après la sortie en salles d’Alien, le huitième passager, Ridley Scott revient sur cette franchise devenue incontournable pour lui donner une préquelle.

Dans Prometheus, le spectateur est amené à suivre une mission scientifique destinée à découvrir les origines de l’humanité et, pourquoi pas, mettre au placard des siècles de darwinisme.
Malheureusement, les chercheurs vont tomber sur quelque chose de bien différent de ce qu’ils imaginaient…

Ridley’s back!

Que dire de l’enthousiasme qu’a suscité l’annonce de la mise en chantier du projet par Sir Ridley Scott.
Attendu comme le Père Noël par un enfant de cinq ans, Prometheus se devait d’être fidèle à la saga tout en renouvelant le genre pour attirer de nouveaux (clients) spectateurs.

Les premières images ne trompent pas, l’environnement terne est bien là et l’on se prend à croire que, dans cette espace vide, personne ne nous entendra crier…

Trouver le bon rapport…

Si le démarrage du film fait voyager le spectateur sur plusieurs millions d’années, on se retrouve soudainement dans un faux rythme qui mènerait presque à l’ennui.

"Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?!"

On croit alors que la mise en scène cherche à faire monter l’angoisse, qu’elle veut nouer nos estomacs. On s’agrippe au fauteuil, on cale les pieds contre celui de devant et… rien !
Strictement rien !
Faire monter la pression à un tel niveau relève purement et simplement du grand art.
Grand art que grand nombre de réalisateurs de films d’horreur à vingt centimes aimeraient tenir aux creux de leurs mains.
Grand art non mis à profit…

Heureusement, la dernière demi-heure accélère légèrement et donne un peu au spectateur cette action qu’on lui avait vendue dans la bande-annonce…

C’est beau !

Prometheus pourrait être une campagne publicitaire pour la 3D.
Celle-ci est parfaitement bien gérée ; sans intrusion dans la sphère privée du spectateur, elle le conduit tout de même à faire partie de l’aventure.

La modélisation de l’environnement et des espèces extraterrestres est d’une grande finesse.
L’équipe digitale livre ici une copie quasi-parfaite tant l’œil humain peut être trompé par ce qu’il voit.

Et puisqu’on en est à lancer des fleurs, autant saluer le travail irréprochable des ingénieurs du son qui met (encore plus) en valeur celui des truquistes…

A l’origine, il y avait quoi ?

Après la gigantesque promotion qu’avait mise en place la Twentieth Century Fox, on s’attendait à voir le carton du mois de mai (ou juin).
C’est raté.

Prometheus n’est, au final, qu’un film moyen qui doit son salut à un excellent Michael Fassbender et à un travail de postproduction irréprochable.
Les fans de la franchise aimeront, les autres passeront leur chemin.
A checker si vous êtes fan, donc…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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3 commentaires

  • Le technique est irréprochable, la mise en scène, l’ambiance, la photo… Mais le scénario aboutit a du flan. Prévisible, et donc déjà vu. Même s’il reste un film très haut de gamme, de très bonne qualité, la fin laisse un drôle de goût…

  • Voilà. Red Banana l’a dit. La fin du film est trop simpliste pour ce film là.
    Prometheus reste tout de même bien au-dessus des films de science-fiction, faut-il le rappeler. Ridley Scott maitrise très bien son sujet. Mais peut-être que le studio a fait du forcing pour simplifier cette fameuse fin. D’ailleurs, celle-ci laisse une porte ouverte à une éventuelle suite…
    Pour tout le reste, j’ai été comblé par ce film. J’hésite à lui mettre un 4 ou 4,5/5.

  • Et je ne me suis pas ennuyé 😉

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