Pacific Rim

Posté dans Critiques par - 13 juillet 2013
Pacific Rim

Guillermo del Toro, réalisateur mexicain, spécialiste en grosses bestioles et monstres en tous genres nous propose l’une de ses plus fantastiques productions.

Auteur et/ou co-producteur des Hellboy, avec son acteur fétiche Ron Perlman, Le Labyrinthe de Pan, étrange conte se passant durant la guerre d’Espagne, mais aussi Mimic, ou encore L’Echine du Diable ou Blade 2.

Avec Pacific Rim, il signe une œuvre magistrale, digne des plus grands.

Titanesque

C’est le premier mot que l’on retiendra en voyant les Jaegers, ces robots géants pilotés par deux ou trois personnes affronter les Kaijus, ces immenses créatures venues de la faille, ouverture spatio-temporelle en plein Pacifique.
Après les premières invasions, les Jaegers ont été construits afin d’affronter ces monstres d’un autre monde.

Pour affronter des titans, quoi d’autre que de créer des titans ?

Après plusieurs succès, Gipsy Danger un Jaeger piloté par deux frères, Raleigh (Charlie Hunnam) et Yenci, se fait détruire part un Kaiju de catégorie 4 et Yanci décède. Raleigh se retire alors du circuit.
Stacker Pentecost (Idris Elba), décide de le ramener sur le terrain après 6 ans de défaites et de Jaegers détruits afin de mettre à bas l’invasion des Kaijus.
Il sera aidé de Mako Mori (Rinko Kikuchi), jeune novice pour piloter un Gipsy Danger remis à niveau.Pacific Rim - Kaiju

Cataclysmique

Quand on voit ce dont sont capable les Kaijus lorsqu’ils atteignent la terre ferme, on est en droit de se dire qu’il ne fait pas bon vivre au bort de la mer, et Guillermo del Toro met en scène magnifiquement bien ces destructions faites par les Kaijus. Immeubles, rues, voitures, bateaux, tout y passe, tout est prétexte à se faire écraser, broyer, jeter… L’action est puissante, intense, ça explose, on pourrait croire que comme Transformers, auquel on pense incontestablement, ce sera illisible, il n’en est rien : Guillermo nous gratifie de combats cataclysmiques lisibles, qui ne sont pas confus comme le sont ceux des concurrents.

Dans n’importe quelle situation, les robots imposent leurs milliers de tonnes, on ressent la puissance de ces machines de plusieurs étages, les pilotes y sont également pour beaucoup, les voir marcher de concert, de cette façon si robotique, on aimerait y prendre place ! Les pilotes fusionnent avec la machine, physiquement mais aussi mentalement. Chaque pilote est en effet connecté à son binôme psychiquement. L’hémisphère gauche d’un des pilotes dirige la partie gauche du robot et réciproquement pour l’autre pilote et son hémisphère droit. Ainsi synchronisés, ils sont capable de vaincre les Kaijus.

Ces Kaijus de différentes catégories, 4 recensées au total, sont bourrés d’acide et sont tous vraiment très impressionnants, digne de l’imagination de del Toro. On sent la patte Lovecraftienne chère à notre réalisateur. Les designers et animateurs numériques d’ILM ont fait des merveilles.Pacific Rim - Jaeger

Dantesque

Le scénario n’est pas en reste, et malgré le fait qu’il tienne sur une feuille A5, Guillermo nous gratifie de retournements de situation et d’un traitement spécial sur la psychologie des personnages. En effet, les robots étant connectés par la symbiose des deux pilotes, il est intéressant de voir comment ils réagissent lorsqu’ils partagent leurs souvenirs communs, leurs peurs, leurs secrets.
Cela permet d’étoffer le scénario et ainsi de bénéficier d’une profondeur bien plus intéressante en matière de relations entre les personnages.

Guillermo nous gratifie de petits clins d’œil vers des univers connus et inconnus pour le commun des mortels. A ce propos, son acteur fétiche, Ron Perlman est toujours aussi charismatique. D’ailleurs, si quelqu’un sait où se trouve sa chaussure…

Crimson Typhoon, le puissant Jaeger Chinois...

Crimson Typhoon, le puissant Jaeger Chinois…

Conclusion

Pacific Rim est mon film de l’année : un concentré d’action, de science-fiction, et de monstres attendu depuis bien longtemps.

Les fans de Kaijus comme Godzilla ou celui de Cloverfield seront ravis de voir ces créatures monumentales raser des villes entières avant de se faire laminer par ces colossaux mechas.

La 3D est foncièrement inutile, mais le divertissement en vaux la chandelle.

Je checke évidement à peu près le poids d’un catégorie 4 !

Article rédigé par
Ba voilà c'est Zuzull. J'adore la SF/fantastique/horreur et les films à deux balles qui sortent en direct to dvd ou qui passent sur w9 à 23.15. J'adore dessiner et le ciné m'apporte une énorme source d'inspiration. Je code aussi (dév js) et je créé de temps en temps des jeux :) (mais pas souvent)

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Un commentaire

  • Ce film est juste énorme, jouissif à chaque combat.

    J’étais à deux doigts de crier après chaque mandale !

    Du grand art, un excellent divertissement, Michael Bay peut se coucher.

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