Mon pire cauchemar

Posté dans Critiques par - 27 novembre 2011
Mon pire cauchemar

Je me suis toujours demandé pourquoi le cinéma français est aussi fade, plat, et ennuyeux, à quelques exceptions près. A cause de Mon pire cauchemar, je crois que je viens de comprendre. Les producteurs sont sadiques. Et non, je ne ferai pas de jeu de mots en disant que ce film est un cauchemar.

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Je suis sûr que je suis capable de résumer le synopsis du film en une seule ligne : Une famille bourgeoise rencontre un père et son fils. Cette rencontre, ce choc, changera leur vie à jamais. Oui, encore une comédie qui repose sur la rencontre de deux mondes opposés. C’est à la mode, c’est déjà vu, et de manière bien plus originale. Et si vous n’êtes pas content de mon résumé, regardez la bande-annonce. Non mais.

Afin d’être plus efficace et plus juste, je vais citer les bons points de cette « œuvre ». Le casting est très bon. Entre Benoît Poelvoorde, Isabelle Huppert, André Dussollier, on est aux anges. Même s’ils sont caricaturaux, les personnages sont très bien campés. D’ailleurs, leur développement est correct et crédible. Pas trop rapide, ni trop lente, cette évolution permet au film de garder un certain rythme, et une véritable cohérence.

Mais pourquoi sont-ils si méchants ?

Maintenant… Mettons nous dans la tête d’un producteur de film français. Peut être qu’il se dit : « Et si on faisait un film insipide ? ». Peut être qu’il se dit qu’un film comique ne devrait pas provoquer l’hilarité du public. Ni l’empathie. Et qu’il devrait encore moins proposer une recherche visuelle.

Sur les 1h40 de film, j’ai dû rire 4 ou 5 fois. C’est peu. L’histoire, elle, est très (trop) prévisible. L’histoire d’amour est digne d’un Twilight. Et les images sont fades, plates, moches.

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Mon pire cauchemar donne l’impression d’être un film sur la bourgeoise parisienne, pour la bourgeoise parisienne, fait par la bourgeoise parisienne. La réalisatrice ne cherche pas à nous faire marrer, et ça se voit. Elle cherche plutôt à nous raconter une gentille histoire, pas trop acide, pas trop drôle pour qu’on ait pas l’impression d’être pris pour des débiles profonds. De cette manière, elle flatte notre ego bourgeois qui pense que le cinéma intelligent ne doit pas être ludique. Mais il faudrait au moins essayer de nous décrocher un sourire.

Malheureusement, j’ai bien peur de saturer de ce genre de film, si cher à notre pays. Un petit peu de changement comme Intouchables ne serait pas de refus.

Finalement, je ne check pas. A moins que vous soyez fan des films « comiques » français. Et le pire dans cette histoire, c’est que j’ai dû payer ma place.

 

Ne vous inquiétez pas, les seuls passages drôles du film sont dans la BA.

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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Un commentaire

  • Très belle critique. 😉

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