Mister Babadook

Posté dans Critiques par - 22 juillet 2014
Mister Babadook

Après la mort de son mari le jour de la naissance de leur fils, Amelia est hantée par son décès et ne peut s’empêcher d’en vouloir à Samuel. Elle fait son possible pour le rassurer mais devenu incontrôlable, le jeune garçon de 6 ans fait des cauchemars.
Le remède pour qu’il réalise que rien ne se cache sous son lit: lui lire des histoires.
Un soir, la lecture commence avec « Mister Babadook« , livre de contes mystérieusement trouvé dans la maison. Mais la lecture ne s’avère pas si anodine que ça et la fiction va rapidement se mêler à la réalité avec l’apparition du monstre. Cauchemars de Samuel ? Hallucinations d’Amelia ? Rien n’est moins sûr…

Mère et fils…

Film d’horreur autant que d’amour, il relate le chemin parcouru par une mère pour retrouver son fils et Mister Babadook n’est que la métaphore des embûches rencontrées.
Il explore la psychologie de ses personnages et comment Amelia doit faire face à ses sentiments refoulés.Mister Babadook - Noah Wiseman

Inspirations…

Inspiré du cinéma des années 1970, Mister Babadook joue avec les codes du genre du film d’horreur, tout en étant aussi un thriller psychologique:  flirt avec le surnaturel, ambiance sombre, musique soutenue.
Mais le parti pris esthétique et le jeu de clair-obscure rappellent les premiers films d’horreur du muet.

Tout comme dans le film de Kubrick, Shining, le personnage principal est un enfant (pas moins de 600 enfants ont été castés pour le film !) qui tente de faire reprendre pied à sa mère.
Agaçant de prime abord pour ensuite devenir attachant grâce au jeu du jeune acteur, Noah Wiseman dont c’est le premier film.

On frissone !

Au final, il règne une ambiance oppressante tout le long du film. Il n’est pas fait comme les récents films d’horreur où la musique annonce une scène et fait monter la tension. Et dans l’ensemble, on frissonne du début à la fin du film !

Pour l’anecdote, selon les confidences de la réalisatrice, Jennifer Kent, les américains étaient persuadés que Babadook était le mot local australien pour monstre. Il n’en est rien !

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