Men in Black III

Posté dans Critiques par - 24 mai 2012
Men in Black III

Je me rappelle d’une interview de Barry Sonnenfeld (le réalisateur des MiB), il y a 10 ans, pour la promotion de Men in Black II, dans un magazine, où il disait qu’il n’y aurait certainement pas assez d’argent sur Terre pour faire un troisième opus. A cette époque, mon cœur avait fait « Boum! », j’ai pleuré, et je suis parti m’exiler pendant 1 an dans les hautes montagnes de l’Oural. Parce que j’étais fan. J’ai vu les premiers opus au moins autant de fois qu’une pub de Carglass. Puis, ma vie s’éclaira, au hasard d’une balade sur Internet. Et en ce jour, béni des dieux, du 23 mai 2012, les agents J et K reviennent ! Mon cœur re-fait « Boum! », et je tremble comme une adolescente devant The Voice. Ils sont de retour ! Hallelujah !

« Toujours bien burné ? »

Pour ceux qui vivent dans une grotte, sachez que les Men in Black sont des agents ultra-secrets qui font partie d’une organisation encore plus secrète, le MiB (prononcez « aime aïe bi »). Cette organisation a pour but de contrôler et de réguler les activités extraterrestres sur la planète. Ils travaillent en secret, ils vivent dans l’ombre, et ils s’habillent en noir. Ce sont les Men in Black (un vrai fan j’vous dis). J et K sont les meilleurs agents de l’organisation, et font équipe depuis, grosso merdo, 14 ans. Puis un jour, J découvre que son coéquipier a disparu, et qu’il a était tué par un vilain alien, dans le passé. D’où son absence dans le présent. Bah oui, il est mort. J doit donc remonter dans le temps, jusqu’en 69, pour sauver K, avant qu’il se fasse aligner.

Histoire temporelle donc, ce qui permet à Tommy Lee Jones, l’acteur qui joue K qui a pris un léger coup de massue de vieillesse, de laisser sa place à son alter ego, Josh Brolin, qui incarne K, plus jeune. Par contre, Will Smith, lui, il bouge pas, caution « fun » et « jeune » du film. Le petit nouveau (Josh Brolin) colle à l’univers, et à son personnage plus vieux, en imitant chacune de ses postures à la perfection. Et qui dit histoire temporelle, dit histoire un peu plus complexe. Pas non plus impossible à comprendre, mais plus compliquée que dans les deux précédents films. Tant mieux, parce que même si les scénarios simplistes des deux premiers épisodes étaient efficaces, il fallait pas non plus nous balancer la même soupe, comme le ferait David Guetta.

Gloire à K ! Gloire à J !

Ce qui a fait le succès de la saga, c’est son humour. Celui-ci reposait en grosse partie sur le duo Smith/Jones, avec leurs différents styles, et sur quelques blagues assez percutantes. C’était pas vraiment subtil, mais c’était efficace. Même si le duo change, l’humour est toujours présent, mais il a quand même assez évolué. Dès les premières minutes, on est en territoire connu. Les clins d’œil fusent, on voit de la chanteuse court vêtue (Nicole Scherzinger, Lady Gaga, Justin Bieber), et du Tim Burton passer en coup de vent. On ne se tord pas de rire, mais on sent vraiment qu’il y a du cœur à l’ouvrage. L’humour est plus subtil, et plus discret. Barry Sonnenfeld et son équipe cabotinent, et s’efforcent de nous apporter un vrai divertissement.

« Edgar, on dirait que t’as la peau qui flotte. »

Et ça marche. On va pas se cacher que cette suite a pour but de faire tomber de sonnantes et trébuchantes pièces, mais elle a le mérite de ne pas se moquer du client. Les caméos aux personnages de la saga sont un peu partout, le fan-service est assuré, et les vieux de la vieille seront aux anges. Les jeunes spectateurs qui ne savent pas encore qu’une galaxie peut tenir dans une bille, que les chiens parlent, et qui n’ont pas vu les premiers épisodes passeront tout de même un bon moment. Notamment grâce au grand spectacle, qui lui, est largement assuré (surtout avec un saut dans le temps mémorable).

On peut néanmoins reprocher à cet épisode un goût de haché. Le tournage un peu chaotique, et les désaccords sur le scénario qui n’ont pas profité au film. L’idée était là, l’ambition de faire une bonne suite y était, mais le tout n’est pas vraiment homogène. Retirez une partie de l’humour qui faisait le sel de la saga, et on obtient un divertissement très efficace, fun, mais qui n’a pas été porté à maturation.

Mais franchement, même si ce n’est pas une rave party intergalactique, on est tellement heureux de retrouver nos héros qu’on est prêt à en oublier les défauts.

Je check, même en 3D !

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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Un commentaire

  • La scène du saut dans le temps est une franche réussite !

    Un très bon opus qui permet de faire de MiB une trilogie marketing…

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