L’Ivresse de l’argent

Posté dans Critiques par - 17 janvier 2013
L’Ivresse de l’argent

Reconnu par le cinéma coréen (et international) Im Sang-soo présentait en mai dernier son film L’Ivresse de l’argent lors du Festival de Cannes.

L’Ivresse de l’argent suit la difficile vie d’un majordome moderne d’une famille sud-coréenne extrêmement riche.
Chacun des membres semble avoir été corrompu par le pouvoir au point même d’en oublier tout le reste. Mais un jour, le chef de famille va s’éprendre d’une des bonnes…

Un scénario simple…

La corruption de l’argent, on connaît ; c’est un thème relativement récurrent dans le cinéma.
Un cinéaste qui s’y frotte est donc généralement attendu au tournant. Et ce, surtout quand c’est la trame principale de son œuvre.

Dans L’ivresse de l’argent, il est simplement question d’un homme qui tombe amoureux d’une de ses employées et qui choisit de quitter sa vie.
Rien de bien tordu et, surtout, pas de quoi faire un film de deux heures.

Vous l’aurez compris, la simplicité de l’intrigue transforme les 1h55 de L’Ivresse de l’argent en une suite de scènes à rallonge…

Pas de finalité…

Certes, on en convient, l’argent ne fait pas le bonheur. Mauvaise nouvelle, ça, on le savait déjà…
Dire que certains tuent pour éviter de passer pour des cocus ou encore que la corruption est monnaie courante dans certains pays d’Asie n’entre pas dans le Guinness Book 2013 de la Révélation…

Ce que l’on peut reprocher à L’Ivresse de l’argent, c’est son long cheminement pour ne servir aucune morale.
La démonstration de cet environnement sans amour est, certes, complète mais elle aurait eu plus d’impact si au moins un des personnages avait pris une décision importante…L'Ivresse de l'argent - Yun Yeo-Jung

Des interprétations difficiles à juger…

Si globalement le jeu des acteurs semble convaincant, ou du moins raccord avec les décors, il est difficile de réellement juger un film dont 95% des dialogues sont en coréen.
Les 5% restants étant en anglo-coréen, ce n’est guère plus aisé…

Sur ce point, c’est toutefois satisfaisant.
Yun Yeo-Jung tient même, pour sa part, formidablement bien le rôle de la matriarche dénuée de sentiment…

Ivre ?

L’Ivresse de l’argent, ce sont deux longues heures de dialogues coréens complètement soporifiques.
C’est dommage, il y avait tellement de choses à montrer…

Im Sang-soo rate ici un film sur un sujet pourtant intéressant…

A checker si vous êtes coréen…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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