L’Etrange pouvoir de Norman

Posté dans Critiques par - 9 août 2012
L’Etrange pouvoir de Norman

Laika Entertainment, surtout connu pour ses travaux publicitaires, met à contribution le talent de ses équipes pour dévoiler au monde l’histoire du jeune Norman Babcock.

L’Etrange pouvoir de Norman (ParaNorman) raconte comment le petit Norman, souffre-douleur de son école, va sauver sa petite ville d’une invasion de zombies.
Grâce à son pouvoir qui lui permet de parler aux morts, il va découvrir que ce n’est rien à côté de la malédiction qui pèse sur les habitants de Blithe Hollow…

Hammer Films are back!

Le démarrage tonitruant du film nous mène dans un pastiche d’un des plus gros clichés du cinéma d’horreur d’antan.
Le décor est planté, L’Etrange pouvoir de Norman rendra hommage aux codes des vieux classiques ou ne sera pas…

Il est difficile de décrire ce sentiment inquiétant qui conduit le spectateur à souhaiter à tout prix en savoir plus tout en priant pour que sa découverte ne le crispe pas sur son fauteuil.
L’impression à la sortie de la salle est unanime ; l’ambiance chère aux produits d’époque d’Hammer Film Productions est palpable…

On se demande néanmoins si un très jeune public peut y être également réceptif.
Mais qui dit « animation » ne dit pas forcément « enfants »…

Stop motion à l’ancienne…

Après Les Pirates ! Bons à rien, Mauvais en tout d’Aardman Animations, on ne pensait pas revoir des projets en stop motion de sitôt.
Non pas que celui-ci soit mauvais, bien au contraire ! Mais le temps alloué à une production de ce type est tel qu’on avait pris l’habitude de n’en voir que tous les cinq ou six ans…

Le souci du détail !

C’est donc une deuxième claque en 2012 (bien qu’il s’agisse de deux studios différents).
A un ou deux défauts près, la copie est parfaite. Elle l’est tellement que ces petits malins de Laika Entertainment se sont même payé le luxe de nous en mettre plein la vue en 3D…

Avis aux curieux, quelques réponses sur les questions que l’on se pose au sujet de la technique utilisée sont fournies à la fin du générique.

Quelques notes en plus…

Comment introduire l’éloge d’une bande originale d’un film ?
Peut-être en précisant que celle-ci a été enregistrée dans les studios d’Abbey Road (Londres). Avec un nom comme celui-ci sur la jaquette, ça aide déjà…

Jon Brion mérite tout simplement qu’on le cite pour la qualité de sa partition. Dans la veine des « single note » frappées sur un piano, les musiques de ce dernier contribuent à enivrer la salle de ce parfum de terre humide et de pourriture corporelle…

Doit-on avoir peur ?

L’Etrange pouvoir de Norman se pointe, à l’image du personnage principal, sans trop faire de bruit et apparaît comme une (très) bonne surprise.
La qualité du travail rendu par l’équipe d’animation est extraordinaire et permet à l’atmosphère kitsch des films des années 50 de bien imprégner les spectateurs.

Mention spéciale pour la bande son qui, en adéquation parfaite avec le thème, accentue l’immersion…

A checker en 3D !

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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