Le Dernier pub avant la fin du monde

Posté dans Critiques par - 30 août 2013
Le Dernier pub avant la fin du monde

Vieillir,  c’est pas très drôle. Mais c’est déjà plus agréable quand on vide quelques bières avec des amis. C’est un petit peu la morale de ce dernier opus de la trilogie du Cornetto, commencée par Shaun of the Dead et Hot Fuzz.

1990, c’est la fin des cours. 5 potes décident de fêter les vacances en faisant un barathon dans leur ville natale : Newton Haven. 1 soirée, 12 pubs, 12 pintes, jusqu’au The World’s End, le dernier pub de la liste. Seulement, Gary, Andy, Steven, Peter, et Oliver, n’iront pas jusqu’au bout, et s’arrêteront au 10ème pub, leurs foies faisant défaut à leur foi. Les années passent, et ils se sont perdus du vue. Ils ont quitté Newton Haven, ils ont fait leurs vies, avec une famille, des enfants. Bref, ils se sont rangés, sauf Gary qui reste un éternel adolescent, la quarantaine passée. 20 ans plus tard, Gary va regrouper sa bande, et ensemble, ils vont retenter le barathon, et essayer de se remémorer leurs beaux jours, désormais oubliés. Mais en 20 ans, beaucoup de choses ont changé dans leur ville natale. Et leur parcours jusqu’au The World’s End risque bien de se finir par la Fin du Monde, pure et simple.

Pub + Geek + Blague + Pastiche + Action = Cornetto

Les fans de Edgar Wright et de Simon Pegg vont vite retrouver leurs marques dans ce long-métrage. Les dialogues absurdes coupés aux cordeaux et la mise en scène nous plongent dans l’ambiance plutôt décontractée du film. Voir un film de Edgar Wright, c’est un peu comme manger des pizzas avec un pote. On est bien, on se connaît, et on rigole. Une immédiate sympathie se dégage du long-métrage.

Le réalisateur a réussi a contrôler ses tics de mise en scène, et permet de donner au film une certaine maturité au niveau de la réalisation, tout en gardant cette fraîcheur et l’humour qui le caractérise.

Le Dernier pub avant la fin du monde nous présente un groupe de 5 potes. Or, le principal ressort comique repose sur Gary, l’ado attardé, et sa relation avec les autres membres du groupe, et plus particulièrement Andy (Nick Frost). On se retrouve donc avec un véritable duo comique dans un groupe de 5 personnages.Le Dernier pub avant la fin du monde - Simon Pegg, Nick Frost, Martin Freeman, Eddie Marsan & Paddy ConsidineMais le scénario a l’intelligence de donner suffisamment d’importance aux 5 potes pour qu’on puisse ressentir une vraie dynamique au sein de la bande, à défaut de nous procurer assez d’empathie chez chacun des membres.

Robots vs. humains belliqueux et tarés

La science-fiction possède une grande place au sein du film et devrait réjouir la plupart des fans du genre. Mais Wright et Pegg se permettent de faire un petit tacle dans la standardisation de plus en plus poussée de nos sociétés, où chaque membre tend à reproduire le schéma de vie du voisin, parce que « C’est comme ça qu’il faut faire ». En plus de ce petit doigt d’honneur à l’uniformité, le duo traite même de la crise de la quarantaine, à travers les extrêmes que représentent Gary et Andy, les anciens meilleurs potes du monde.

Cet aspect sérieux est rapidement rattrapé par les pulsions pop-corn du genre et du cinéaste, qui nous bazarde une quantité impressionnante de fun accompagnée d’une demi-tonne de vannes. Qu’il soit dans le détail, où en gros en plein écran, l’humour fourmille devant nos yeux, et nous rappelle pourquoi on a tant aimé cette trilogie.

Petite réserve sur la trame scénaristique qui reprend celle de Shaun of the Dead, mais cela n’entache en rien le plaisir que procure ce barathon, arrosé de robot au sang bleu et à la bière aux accents fruités.

Nous préconisons vivement d’aller voir Le Dernier pub avant la fin du monde entre amis, et d’aller se prendre une bonne pinte juste après, histoire de bien finir l’été !

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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