La Voleuse de Livres

Posté dans Critiques par - 30 janvier 2014
La Voleuse de Livres

Adapté du roman éponyme, La Voleuse de Livres arrive sur les écrans français à quelques semaines de la Cérémonie des Oscars.

La Voleuse de Livres raconte l’histoire de la jeune Liesel recueillie par une famille adoptive allemande.
Un soir, un jeune homme frappe à la porte et demande l’asile à Hans, le maître de maison…

La narration…

C’est un narrateur surprenant qui s’adresse au public dès les premières minutes du film ; cette voix qui prétend croiser les êtres que la vie abandonne explique avoir été intrigué par une jeune fille allemande à la fin des années 30.
La Mort accompagne ainsi l’audience par de rares interventions…

Que dire de cette étonnante idée si ce n’est qu’elle manque de profondeur ?
Ce personnage tragique ne parvient pas à susciter l’émotion et reste malheureusement sous-exploité…

De beaux décors…

Le travail de Simon Elliott (La Dame de Fer) est impressionnant de réalisme ! Les décors au teint triste accentuent l’impression de souffrance.
Car c’est bien de souffrance qu’il s’agit dans La Voleuse de Livres ; l’Allemagne est partagée entre l’endoctrinement, la crainte et la révolte…

La jeune Sophie Nélisse, que le public français avait découvert dans Monsieur Lazhar, s’intègre parfaitement à l’environnement dans lequel Brian Percival souhaite plonger son audience.
Dommage, cependant, que son jeu soit un peu inconstant…La Voleuse de Livres - Geoffrey Rush & Sophie Nélisse

Une nomination…

Nommé à l’Oscar de la Meilleure Musique, La Voleuse de Livres pourrait aisément rafler la statuette.
Quand c’est John Williams qui signe la partition, on n’est rarement déçu par la bande originale.

Geoffrey Rush aurait également pu prétendre à une nomination mais la concurrence semble si rude cette année que sa pratique de l’accent allemand ne lui aura pas donné de billet pour Los Angeles.
Fidèle à lui-même, il prouve une fois de plus son talent…

De l’autre côté aussi…

La Voleuse de Livres rappellera aux ignorants que certains allemands ont également souffert de la Seconde Guerre Mondiale.
Pour le reste, il s’agit d’un drame simple pour lequel on aurait pu attendre plus de profondeur.

On regrette que Brian Percival n’ait pas été plus loin dans la tragédie tant la matière était là.
L’amitié entre la jeune Liesel et le réfugié Max ne sert d’ailleurs pas vraiment le film…

A checker, pour la culture…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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