La Traversée

Posté dans Critiques par - 24 octobre 2012
La Traversée

Michaël Youn à la présentation presse

Et dire qu’on a tendance à croire que le cinéma français, c’est de la daube. Merci à  Jérôme Cornuau qui me fait dire et penser le contraire.

Hier soir, RDV chez UGC pour une présentation presse, je lis la plaquette du film, mon appréhension est là, je me souviens de l’échec de Contre-enquête avec Jean The Artist Dujardin. J’ai beau l’apprécier à sa juste valeur, là, ce n’était pas ça. Les pitchs se ressemblant un tantinet ; un père qui perd sa fille et qui fait tout pour la retrouver, me fait penser que je vais voir un nouveau Contre-enquête.

Que nenni !

Sarah, soucieuse…

L’ambiance est là, les premières minutes nous mettent dans le bain, une famille dont le père Martin (Michaël Youn) est avocat, resté en France, pendant que sa fille Lola (Pauline Haugness) et sa femme Sarah (Emilie Dequenne) passent un week-end dans la propriété du frère de Sarah, Clément (Jules Werner) sur une petite île en Ecosse.
Tout se passe pour le mieux, la petite fille filme ses  activités pour montrer comme ça se passe. Elle voit sa mère réviser son concerto de violoncelle sur la plage puis disparaît.
La petite a tout simplement disparu. Le film commence.

Aux confins des contrées du guerrier silencieux…

Jérôme Cornuau a voulu une photographie très proche du film Le Guerrier silencieux, Valhalla Rising, film particulier qui a le mérite de proposer une photographie hors norme, sublime, lourde et froide. Ici c’est exactement la même chose. L’ambiance est lourde, il fait froid, nuit, il pleut et il y a souvent du brouillard en journée, ce qui apporte au film une ambiance oppressante qui ajoute à cette paranoïa dont Martin subit les affres.
Après deux ans sans nouvelles, il retrouve sa fille, sur l’île, muette et ne disant un traitre mot sur ce qui a bien pu se passer. Après les retrouvailles heureuses avec sa fille, s’ensuit le questionnement. Qu’a-t-il bien pu se passer pendant ces deux ans. Pourquoi a-t-il l’impression d’être épié sans arrêt ? Sa paranoïa grandit, et il la partagera avec Norah (Fanny Valette) tout au long de leur recherche de vérité.

Martin et Lola dans leur quête de vérité

 Et pas si loin que ça finalement…

L’ambiance lourde, la paranoïa, la suspicion, sont les principaux ingrédients de ce thriller horrifique, servi par des acteurs bien dans leurs rôles, et un Michaël Youn méconnaissable en père de famille complètement anéanti.
La musique (dirigée par André Dziezuk) n’est pas en reste et accompagne formidablement bien cette recherche de vérité, mêlant cauchemar et réalité.
On se laisse prendre au jeu et on accompagne Martin dans cette quête, et on se surprend à verser une petite larme en voyant ce Michaël Youn si intense.

Une très bonne surprise

Tous ces ingrédients ont fait de ce film une petite perle que j’avoue vouloir revoir sans hésitation. La musique, l’ambiance de la photographie, sublime, servies par un bon jeu d’acteur font, pour moi, de ce film, une très bonne surprise de cette fin d’année.

Je check sans aucune hésitation !

Norah, icône pop, bien étrange…

La peur envahit Martin et Lola

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Ba voilà c'est Zuzull. J'adore la SF/fantastique/horreur et les films à deux balles qui sortent en direct to dvd ou qui passent sur w9 à 23.15. J'adore dessiner et le ciné m'apporte une énorme source d'inspiration. Je code aussi (dév js) et je créé de temps en temps des jeux :) (mais pas souvent)

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