La Belle et la Bête

Posté dans Critiques par - 6 février 2014
La Belle et la Bête

Après Jean Cocteau et Disney, c’est au tour de Christophe Gans de se lancer dans l’adaptation d’un des contes les plus célèbres : La Belle et la Bête.

Au-delà de ce que Disney avait pu mettre dans la tête des enfants, La Belle et la Bête possède plusieurs versions et s’avère être bien plus sombre qu’une comédie musicale.
La Belle et la Bête raconte l’histoire d’un homme maudit transformé en monstre. Seul l’amour d’une femme pourra le délivrer d’un sort bien funeste…

Un univers…

Inspiré de toute sa culture cinématographique fantastique, Christophe Gans s’est complètement plongé dans la création graphique de sa version de La Belle et la Bête.
Il en résulte donc quelque chose d’unique qui tire le meilleur de l’imaginaire collectif moderne…

On regrette parfois le tournage intégral en studio que l’on perçoit trop mais pour un budget de 35 millions d’euros, le rendu final reste tout de même impressionnant.
A titre d’exemple, à plus que ce prix-là, beaucoup de comédies françaises restent d’un niveau proche du néant.

Des acteurs ?

Passé le moment où l’on s’interroge sur le choix de Léa Seydoux dans un film présenté par Jérôme Seydoux, on essaie de se concentrer objectivement sur le jeu des acteurs.
Faux ou souvent surjoué, La Belle et la Bête se donne des airs de pièce de théâtre qui ne lui vont pas.

Comment en arriver là quand on regroupe des noms tels que Vincent Cassel, André Dussollier ou encore Eduardo Noriega ?
Un tel casting aurait dû sublimer le travail réalisé sur l’image par Christophe GansLa Belle et la Bête - Léa Seydoux

Le rythme ?

On tombe assez facilement dans un naïveté profonde qui conduit à l’incohérence.
Là où Disney avait su construire une histoire remarquable de magie, Christophe Gans semble se contenter de modéliser un univers plutôt que de lui donner vie…

On peine à accrocher au départ et les lenteurs sont ensuite comblées par des raccourcis, pour le coup, beaucoup trop courts.
De là à dire que l’on s’ennuie, il n’y a qu’un pas que la scène finale nous empêche, heureusement, de franchir…

Où est la magie ?

Malgré une réalisation graphique magnifique, La Belle et la Bête manque cruellement de rythme et de qualité dans les interprétations des acteurs.
C’est dommage car le cinéma français ne se permet pas souvent ce type d’exercice.

C’est d’autant plus dommage que Christophe Gans mérite amplement d’être salué pour son travail et son investissement dans un projet une fois de plus novateur…

A checker pour les plus jeunes peut-être…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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