Justice League

Posté dans Critiques par - 15 novembre 2017
Justice League

Malgré une production chaotique et une promotion plus que discrète, Justice League arrive enfin sur les écrans français.

Alors que le monde pleure Superman, Bruce Wayne aka. Batman s’inquiète d’une nouvelle menace. La Terre semble être la nouvelle cible d’une armée d’étranges créatures.
Le milliardaire va alors entreprendre de monter une équipe de super-héros…

DC’s Avengers

Ça n’est un secret pour personne, Warner cherche à imiter Disney et son MCU depuis quelques années déjà.
Le studio de Burbank a donc décidé de mettre les petits plats dans les grands en passant directement à la pièce montée ornées de tous les personnages de son catalogue.

Justice League reprend donc le concept du groupe éponyme que les amateurs de comics connaissent bien.
Superman, Batman, Wonder Woman, Flash, Aquaman et Cyborg assurent donc le premier casting avant l’arrivée des autres, on l’espère, prochainement.

Et après ?

Maintenant que l’on a le concept, on démarre les hostilités par une scène qui, comme qui dirait, fait du mal à l’image de Batman.
Alors que Batman v Superman : L’Aube de la Justice lui avait offert une introduction digne du Dark Knight de Frank Miller, on tombe dans une mise en scène au niveau des meilleures années de Joel Schumacher

Pas le temps de nous dire qui fait quoi, pas même le temps de nous donner tous les noms ; Bruce Wayne recrute à tour de bras pendant que le méchant se promène tranquillement sur Terre.
On se retrouve, sans même comprendre comment, dans un combat final aussi prévisible que la résurrection de Superman (oups, un spoiler !).

Allégorie du DC Universe…

D’ailleurs, parlons-en de ce retour du héros en slip rouge. On a vu et revu ses obsèques et l’enchaînement entre ce que l’on y voit et son retour dans Justice League fait office de faux raccord de la décennie. On se moque de nous !
Heureusement que le tout est traité comme un non-événement…

La moustache…

A force de lire du mal de Justice League, on avait presque oublié l’affaire de la moustache qu’Henry Cavill n’avait pu raser pour les reshoots.
Et bien figurez-vous que le rendu final est plus que ridicule : neuf plans sur dix font apparaitre son visage recréé en CGI.
Cela soulève d’ailleurs deux questions (au moins) :

  • l’intégralité des plans de Superman seraient-ils des reshoots ?
  • où est passé l’argent des effets spéciaux ?

Et alors ?

Sans surprise, Justice League est une véritable déception.
On oscille entre teen movie et situations grotesques que la piètre qualité des effets spéciaux et du scénario s’assurent d’enfoncer bien comme il faut.

Et que dire que la scène post-générique – car oui, Warner s’y met aussi – qui s’apparente à l’un des moments les plus kitchs d’une série télévisée sans budget.

Si vous pensiez aller le voir ce week-end, vous pouvez économiser deux heures…

Article rédigé par

Passionné et travailleur du web depuis 2005.
Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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