Hôtel Transylvanie

Posté dans Critiques par - 13 février 2013
Hôtel Transylvanie

Dans le monde du cinéma d’animation, il y a Pixar, Dreamworks, et les autres. Et même si Sony Pictures Animation fait partie de la seconde catégorie, il ne faut pas en conclure que leurs films sont mauvais, comme l’a prouvé Tempêtes de Boulettes Géantes, qui s’avérait être franchement agréable et pas si bête que ça. Cette fois-ci, avec l’aide de Genndy Tartakovsky, le papa de la série Star Wars : The Clone Wars, le studio s’attaque à tout ce qui fait la richesse du cinéma fantastique, et le met à sa sauce.

C’est pas du racisme, c’est du monstrisme !

Vampires, morts-vivants, loups-garous, momies… Ces types sont comme nous finalement. Ils ont besoin de vacances. Mais comme c’est des monstres, et que les humains ont une vilaine habitude à lyncher tout ce dont ils ont peur, ils ne peuvent pas aller bronzer à la plage. C’est pour ça que Dracula a construit l’Hôtel Transylvanie, pour toutes ces pauvres âmes qui veulent juste se reposer, et ne pas avoir à se cacher. Le problème, c’est que la fille de Dracula veut voir le monde. Ce n’est plus une gamine maintenant, elle a 118 ans ! Mais papa a peur de la perdre, parce que les humains ne sont pas tendres avec les créatures comme elle. Mais pas de chance, un humain déboule par hasard dans l’hôtel, et tombe amoureux de la chérie du papounet, et vice-versa.

Effectivement, l’idée de départ est loin d’être idiote. Prendre tous les monstres du cinéma fantastique, les rendre plus humains que les humains, et les regrouper dans un seul et même endroit permet au film de se démarquer facilement de la concurrence, et d’aligner les références au cinéma de genre.

Et ils vécurent heureux et blablabla…

Par contre, maintenant que vous avez lu synopsis, vous êtes largement capables de deviner le fil conducteur de tout le long métrage. Dommage que le film soit à ce point prévisible, et moralisateur, mais il semble que ce soit la tradition dans le milieu de l’animation, alors soit, passons.Hôtel Transylvanie - Momie & Frankenstein

Sans aucun temps morts, le film file à toute allure. On n’a pas le temps de s’ennuyer, l’humour et l’animation sont là pour nous garder éveillé. Que ce soit en arrière-plan, dans les dialogues, dans la mise en scène, les situations, l’humour est assez présent et diversifié pour plaire à tout le monde, et faire mouche.

L’animation, elle, loin d’être honteuse, ne figure pas parmi les plus impressionnantes qu’on ait vu, mais reste de très bonne facture, et donne aux personnages des mimiques et une expressivité « cartoonesque » chère au format.

D’ailleurs, parlons-en des personnages. En plus de posséder un design délirant, ils sont suffisamment travaillés pour former une équipe homogène, sans que l’un soit plus important que l’autre. Mais ils existent surtout grâce au casting vocal de haute volée. Adam Sandler, Andy Samberg, Steve Buscemi, Cee-Lo Green, entre autres, prêtent leur voix aux personnages, et leurs donnent ainsi une réelle consistance, une certaine crédibilité, et surtout, de l’humour.

VF : Vaguement Fidèle ?

Un mot sur la VF qui, même si elle est préférable pour les jeunes, est un peu décevante. On aime bien Alex Goude, et Virginie Efira, mais moins quand il s’agit de chanter (parce que oui, il y a des chants, mais ils sont très rares, et c’est tant mieux). Mais le vrai problème est, comme souvent, dans la traduction, qui se veut absolument pas fidèle aux répliques originales.

Malgré tout, Hôtel Transylvanie est un très bon divertissement familial, orignal (même si la morale et la fin ne le sont pas), drôle, et honnête. Sony Pictures Animation mérite amplement sa place dans le milieu, et même un peu plus.

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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