High-Rise

Posté dans Critiques par - 31 mars 2016
High-Rise

Adaptation du roman de J.G. Ballard, High-Rise profite de sa première adaptation cinématographique sous la direction de Ben Wheatley.

High-Rise raconte comment des habitants d’une tour moderne vont perdre toute morale suite à une coupure de courant…

La tour…

Presque un huis clos, High-Rise se déroule majoritairement dans une tour de béton de près de cinquante étages.
Les riches vivant en haut, à la lumière, tandis que les pauvres évoluent au raz du sol, dans l’ombre.

Difficile de savoir si cette tour fait référence à l’urbanisation des années 70 ou si elle définie la société capitaliste et l’inévitable lutte des classes chère à Karl Marx et à d’autres avant lui.
On remarque d’ailleurs l’utilisation de plusieurs métaphores visuelles assez noires laissant penser que la deuxième hypothèse serait celle privilégiée par le réalisateur anglais…

Le casting…

Outre un Tom Hiddleston de haut niveau en médecin devenu complètement fou, High-Rise bénéficie surtout du jeu exceptionnel de Luke Evans.
L’acteur gallois, que l’on a souvent vu dans des rôles plus classiques, s’offre un petit coup de folie à base d’ultra-violence.

Alors qu’Amy Jump et Ben Wheatley ont écrit le rôle-titre spécifiquement pour Tom Hiddleston, ils sont allés chercher Luke Evans après l’avoir vu dans un téléfilm anglais.
Bonne pioche !High-Rise - Luke Evans

L’œil anglais…

Fan du roman depuis l’adolescence, Ben Wheatley est à nouveau accompagné d’Amy Jump au scénario.
Le duo, adepte de l’humour noir, parsème une fois encore son film de ces jokes très anglaises.

Monteur de son long métrage cette fois-ci, le réalisateur anglais aura souhaité assumer la plus grosse partie de la conception de High-Rise.
Il nous enferme ainsi dans cette tour à l’ambiance certainement aussi sombre que son univers…

La trilogie du béton…

Cette adaptation d’un des trois épisodes de la trilogie de J.G. Ballard vit dans une ambiance qui lui est bien propre.
Complètement barré, ce cinquième film de Ben Wheatley requiert un peu de recul pour en prendre toute la saveur.

Parfaitement interprété, le long métrage de l’anglais souffre cependant de quelques baisses de rythme dans son dernier acte.

High-Rise n’en reste pas moins une expérience cinematoraphique hors normes…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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