Gatsby le Magnifique

Posté dans Critiques par - 15 mai 2013
Gatsby le Magnifique

En 1920, l’humanité était belle. Pas encore été traumatisée par les guerres mondiales, le capitalisme naissant faisant apparaître de l’argent de nulle part. Les hommes commençaient à comprendre qu’ils étaient tous égaux. A la réflexion, c’était une bonne époque pour tomber amoureux, et faire la fête. C’est du moins ce que doit penser Baz Luhrmann, le réalisateur de Gatsby le Magnifique.

1922, Nick Carraway, un jeune homme, s’installe à New York, du côté de Long Island, juste à côté d’une gigantesque bâtisse. Cette bâtisse, c’est celle de Gatsby, que tout le monde connaît, mais que personne n’a vu. La particularité de Gatsby, c’est qu’il donne les plus grandes fêtes de toute la ville. New York se précipite chez lui pour danser, chanter, et boire toute la nuit. Mais un jour, Nick va recevoir une invitation de son voisin. Il va alors découvrir les raisons de son indécente richesse, et répondre à la seule et grande question : « Pourquoi, ou pour qui, donne-t-il d’aussi grande fête ? ».

Gatsby le Magnifique est un roman écrit par Francis Scott Fitzgerald en 1925, et il a été adapté à de nombreuses reprises au cinéma. Il faut dire que l’intrigue est universelle, et qu’elle s’adresse à un sentiment connu de tous : l’Amour.

Pas étonnant donc de retrouver Baz Luhrmann, le réalisateur de Roméo+Juliette aux rennes de cette nouvelle version. Et le bon Baz, connu pour son style de mise en scène très visuel, et surtout sonore, s’est attelé à la tâche de bon cœur !Gatsby le Magnifique - Leonardo DiCaprio

Plan aérien, effet de style dans tous les sens, musique à fond, découpage électrique, couleurs éclatantes, le spectateur n’a pas le temps de reposer ses yeux, ni ses oreilles. Le style fait mouche, et colle parfaitement au thème de la fête. La reconstitution historique sans faille permet une plongée directe dans la fièvre de l’époque, où l’humanité envisageait encore son avenir avec optimisme.

Mais Gatsby est avant tout une histoire d’amour, et malheureusement, le film se heurte par moment à une baisse de rythme, et donc à quelques longueurs.

Mais ce qui permet au spectateur de ne pas lâcher prise vient, en plus du style, de l’interprétation. Avec un Leonardo DiCaprio qui crève littéralement l’écran, en duo avec l’inimitable Tobey Maguire, Baz Luhrmann tire le film vers le haut, même si on tend un peu vers le sur-jeu des acteurs (justifié par l’esthétique bling-bling du film).

Fort d’une histoire bien développée, et d’un personnage principal parfaitement nuancé (Leonardo DiCaprio y doit beaucoup), le long-métrage parvient à nous toucher.

Sexy, virevoltant, touchant et universel, bien qu’un peu longuet, Gatsby le Magnifique mérite amplement un visionnage. Voir plusieurs.

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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