Frankenweenie

Posté dans Critiques par - 24 octobre 2012
Frankenweenie

Extrêmement prolifique cette année, Tim Burton retrouve l’animation avec une nouvelle version de son Frankenweenie sponsorisé par Disney.

Victor, un petit garçon solitaire, assiste impuissant à la mort de son chien Sparky.
A l’aide de ses connaissances scientifiques, il va tout faire pour ramener à la vie son meilleur ami…

Un bon début…

C’est sans surprise que Frankenweenie se déroule dans une petite banlieue ennuyeuse où se côtoient les profils les plus atypiques.
New Holland ressemble étrangement à la banlieue dans laquelle Johnny Depp incarnait Edward aux mains d’argent (avec la couleur en moins) ; morne, normalisée et centrée sur elle-même…
Ce thème récurrent chez le cinéaste apparaît comme un clin d’œil à Burbank, la célèbre ville dans laquelle il a grandi.

Comme à son habitude, Tim Burton introduit donc parfaitement son sujet sur une fantastique musique de son compositeur préféré : Danny Elfman.
L’ambiance est donc bien là !

Un creux…

J’ai eu le même au lycée…

Si les personnages hauts en couleur (mais tellement monochromatiques) de Frankenweenie animent merveilleusement bien cette vision complètement dérangée de la banlieue dortoir, on est parfois surpris de l’exploitation réduite de leurs personnalités.
On découvre ainsi des rôles moteurs qui plieront bagage sans crier gare et dont on n’entendra plus parler. C’est un peu dommage et l’on se sent un peu lésé sur le contenu…

Martin Landau, dans le rôle du professeur de sciences, aurait, par exemple, mérité plus d’égards tant sa prestation colle à l’apparence fantasmagorique du personnage.

Un rebond…

Heureusement, le dernier quart d’heure brille par son intensité et prouve, une fois de plus, que le stop motion possède beaucoup plus d’âme que les images de synthèse.
C’est un travail énorme, certes, mais le résultat est rarement décevant…

Dans une conclusion en hommage aux classiques, Tim Burton réussit le tour de force de satisfaire un public pas forcément adepte des happy ends tout en laissant son œuvre à la portée des plus jeunes…

Tim Burton Returns?

A la fois oui et non.
Si Frankenweenie renoue avec les premières amours du réalisateur et se présente comme un film personnel, il n’échappe pas à la machine commerciale bien rodée des grands studios.

Frankenweenie reste, malgré cela, un agréable divertissement qui vous mettra en tête de toujours bien attacher vos animaux domestiques…

A checker avec vos enfants (mais pas trop jeunes hein) !

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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