Expendables 2 : Unité Spéciale

Posté dans Critiques par - 25 août 2012
Expendables 2 : Unité Spéciale

Sylvester Stallone, Jason Statham, Chuck Norris, Bruce Willis, Arnold Schwarzenegger sont des artistes. Pas le genre d’artistes qui cherchent à recréer la beauté d’un paysage, ou qui veulent donner leurs visions du monde par le biais de peintures. Non, ça, c’est le domaine de la sensibilité. Ces types là, ils pratiquent un art bien spécifique. Eux, ils pratiquent le massacre de masse. Le carnage sanglant. Et à la question « Pourquoi tant de haine ? », ils répondent par une bonne grosse mandale dans ta face. Et ça, c’est de l’art !

Toutes les vieilles idoles d’action des années 80 réunies dans un seul long métrage, ça remue. Et quand l’un d’eux décide de faire le méchant (Jean-Claude Van Damme), il se retrouve avec une armée de poètes de la baston sur le dos. En même temps, Vilain (si si, c’est le nom du méchant) n’est pas très malin. Il a tué un de leur pote, et piqué 5 tonnes de plutonium. Voilà donc les Expendables, une équipe de mercenaires psychopathes, qui partent casser du terroriste en Europe de l’Est.

Et pour être en accord avec le film, le reste de la critique sera écrite avec le même souci de finesse que le scénario de Expendables 2 : Unité Spéciale. Scénario qui doit tenir sur une serviette hygiénique tellement il est prévisible et simpliste. Sans même voir le film, on connaît toute l’histoire. Mais c’est justement là qu’est la force du long métrage : on s’emmerde pas avec la psychologie des personnages, et la profondeur de l’histoire.

La première scène, qui doit accumuler plus de cadavres en 10 minutes que le premier opus lui-même, annonce la couleur : ça va défourailler sec pendant 1h40. Les gros durs débarquent et font gicler la tripaille. C’est l’axe principal du film. Et on est obligé de reconnaître que l’axe est bien tenu. Même si la réalisation est tout sauf intelligente. S’il y a un réalisateur, c’est surtout pour filmer les explosions et le carnage. Un point, c’est tout. Pas de recherche visuelle, d’originalité, on est là pour faire dans l’efficace.

Mais pour éviter de nous donner l’impression d’assister à un salon de boucher/charcutier dans la Creuse, on peut compter sur un humour bien potache, et ultra-référencé. Les références aux films d’action des stars présentes pleuvent dans tout les sens, et presque aussi vite que les ennemis. Les dialogues entre les différents bourrins font mouches, pour peu qu’on accroche à ce genre d’humour bien viril, qui tâche.

Expendables 2 : Unité Spéciale confine au bord du nanar bourrin, mais la production et les scénaristes ont eu la bonne idée de le bourrer de second degré. Jouant à fond sur la surenchère de cadavres, de blagues bien débiles (ou masculines), et d’auto-dérision. Totalement inutiles, mais totalement jouissifs, le long métrage aligne les clichés et les situations délirantes. Un plaisir coupable, qui ne plaira pas à tout le monde.

Dépassés, démodés, les papys du cinéma d’action reviennent avec la douceur qui caractérise leurs carrières respectives. Même s’ils n’ont plus leurs places en 2012, ils nous rappellent que c’était eux les idoles de nos années passées, et qu’ils peuvent toujours nous faire passer un moment de détente totale, et de franche rigolade. Au milieu de tout ces films de super-héros, ils viennent prouver que les films à l’ancienne fonctionnent toujours autant, et faire un grand doigt à ceux qui les avaient oubliés.

Un retour pour briller à nouveau, un retour pour continuer d’exister, un retour pour s’amuser…. On est obligé de checker !

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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