Elle s’appelle Ruby

Posté dans Critiques par - 27 septembre 2012
Elle s’appelle Ruby

Zoe Kazan écrit et interprète le rôle de Ruby dans un film inattendu et très loin de ce que propose habituellement le cinéma romantique américain.

Elle s’appelle Ruby raconte l’histoire d’un talentueux jeune écrivain qui va, à sa grande surprise, donner vie au personnage de son nouveau roman.
C’est ainsi qu’une relation amoureuse va débuter entre le romancier et ce qui ne devait être que le fruit de son imagination…

Simple…

Débuter une histoire sur un chien mâle qui urine comme une femelle a tout de ce que l’on pourrait trouver dans les premières pages d’une nouvelle de Stephen King.
Zoe Kazan, pour sa première expérience en tant que scénariste, nous prouve que le célèbre auteur n’a pas le monopole des introductions barrées…

Le comportement étrange de Scotty, le chien en question, ne sera au final qu’un habile prétexte pour lancer Calvin (Paul Dano) dans l’écriture de son nouveau roman.
La suite ne tombera jamais dans un conformisme commercial et brillera par la justesse et la simplicité des dialogues…

Et drôle…

La prouesse du scénario d’Elle s’appelle Ruby réside probablement dans la manière de glisser une petite scénette rigolote dans (presque) chaque période tragique.
On se dit alors qu’à aucun moment le poids de la souffrance du héros ne pourra nous atteindre grâce à ce petit subterfuge.

D’un humour subtil, et bien au-dessus de ce que l’on a l’habitude de voir, naissent des situations inédites mises en valeur par les interprétations de Chris Messina et d’Antonio Banderas.

Mais pas superflu…

Point d’overdose de guimauve ni d’humour dans ce film qui abandonne complètement le spectateur dans une confrontation finale entre Ruby (Zoe Kazan) et Calvin (Paul Dano) qu’aucune mimique ne viendra sortir de son ambiance pesante.
On est alors relégué au simple rang de voyeur face à un couple qui se déchire à cause de l’égoïsme de celui qui l’a imaginé…

Rien ne vient alourdir Elle s’appelle Ruby qui se paie même le luxe d’agrémenter certaines scènes d’un titre phare de Plastic Bertrand.
Brillant !

Et donc…

Elle s’appelle Ruby s’avère être une agréable surprise.
Fantastique mais pas magique, son intrigue est à la fois prenante et effrayante.

La légende de Pygmalion fait encore des siennes dans un long métrage complet et bien mené…

A checker pour voir autre chose que ce qui remplit habituellement les salles…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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