Dunkerque

Posté dans Critiques par - 19 juillet 2017
Dunkerque

Trois ans après son épique Interstellar, Christopher Nolan s’attaque à un épisode moins raconté de la Seconde Guerre Mondiale.

Dunkerque rappelle l’évacuation des troupes britanniques au lendemain de la déconvenue historique des forces alliées face aux tyrans nazis.
Coincés sur une plage de Dunkerque, les soldats anglais ont tenté par tous les moyens de regagner leur île…

Dunkerque

C’est qu’en ce mois de juillet ensoleillé, on aurait plus envie d’aller voir un film qui parle de Biarritz ou de Collioure. Et pourtant, c’est bel et bien à Dunkerque que les troupes françaises comme britanniques se sont retrouvées acculées dos à la mer.
Cet épisode de mai 1940, peu abordé dans nos salles de classe, aura été considéré par nos voisins comme une victoire au milieu de cette catastrophique défaite.

Il est important de noter que 95% du film se déroulent en mer ou au bout de la jetée. Dunkerque n’étant finalement pas si représentée sur les 1h47 que dure le film de Christopher Nolan.

Oppressant…

La musique pressante d’Hans Zimmer accompagne des séquences prenantes et véhicule un sentiment d’oppression permanente.
Car c’est peut-être ce qu’il faut d’abord retenir de Dunkerque ; cette impression bizarre que le temps court contre la survie des 400000 soldats coincés sur cette plage du nord de la France.

On navigue d’un groupe de soldats à un autre sans, au départ, comprendre ce qui les lie mais on ressent pourtant presque cette peur de ne pas survivre qui les traverse.

Nolan…

D’un scénario efficace à un montage astucieux il n’y a qu’un pas. Pas que Christopher Nolan effectue (encore une fois) avec la manière en rappelant, même à ses détracteurs, qu’il est l’un des plus talentueux réalisateurs du moment.
Qu’on adhère ou pas à sa vision, on doit forcément reconnaître que son style sublime une technique déjà parfaite.

Cependant, on aurait aimé, de sa part, une vision un peu plus sympathique de nos soldats. Ces derniers passant clairement pour les derniers des lâches.
Faut-il rappeler que ce sont ces mêmes français qui ont lutté quatre années durant ensuite pour ouvrir la voie au retour des troupes alliées ?

La victoire…

Une victoire vue de Londres, une défaite vue du reste du monde.
Cette débâcle mise en lumière par Christopher Nolan reste néanmoins un grand moment de solidarité comme nos amis anglais savent les faire.

Prenant, stressant et surtout efficace, Dunkerque offre un beau moment de cinéma humide et venteux au beau milieu de cet été brûlant.
A voir, bien sûr…

Article rédigé par
Passionné et travailleur du web depuis 2005. Possède une belle guitare et des tickets de cinéma tarif réduit.

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