Drive

Posté dans Critiques par - 10 octobre 2011
Drive

Imaginez un instant que vous voulez manger une boîte de ravioli, et qu’en l’ouvrant, ce ne soit pas des raviolis Monop’ qu’il y ait à l’intérieur, mais des choux de Bruxelles. C’est déroutant… Et c’est exactement l’effet que m’a fait Drive. C’est ce que j’appellerai modestement : Le paradoxe des raviolis.

Le paradoxe des raviolis : la genèse.

Pour faire vite : Un cascadeur, mène une double vie. Cascadeur le jour, et conducteur de l’extrême pour gangster la nuit. Pendant 5 minutes, pas une de plus, il offre ses talents de conducteur aux malfrats en mal de transport. Un jour, cet homme rencontre sa voisine. Une belle histoire commence. Mais, quand le mari de la voisine sort de prison, ça part en cacahuète.
En allant voir Drive, je m’attendais à quelque chose de plus rythmé, plus tourné vers l’action, sans pour autant être un film-décérébré-de-fracassage-de-mâchoire. Un film un peu à la Michael Mann. Et bien surprise ! Ici, les silences sont récurrents, les plans sont long, posés, beaux et contemplatifs. Bref, on dirait un film d’auteur. D’ailleurs, le film a reçu le prix de la meilleure mise en scène à Canne. La photographie léchée au poil, accompagnée d’une très bonne BO donne au film une ambiance particulière, très 80’s. Ajoutez à ça une violence déroutante, et vous aurez un Drive. Et dans Drive, ça cogne (peu), ça coupe (beaucoup), ça tire (peu), et ça saigne (énormément) !

Plus blanc que blanc, c’est transparent !

L’acteur principal, Ryan Gosling, colle parfaitement au personnage. Silencieux, discret, limite transparent, et d’une violence terrible. D’ailleurs, le fait qu’on ne sache rien du héros renforce ce sentiment de violence. Cet homme, d’un calme olympien,  est prêt à tout, et il a une certaine capacité à nous glacer le sang, voire nous faire crier, comme des gamines face à Justin Bieber. La métaphore est belle, je sais.

Les seconds rôles sont également très bien joués. Notamment « Shannon », incarné par Bryan Cranston (le père de Malcolm dans… Malcolm, et le héros de Breaking Bad), et Ron Perlman (la gueule d’ange).

Bref.

Drive : Oui, je check, mais à aborder comme un film d’auteur de gangster. Ce n’est clairement pas un film à prendre à la légère. Comme les choux de Bruxelles en fait.

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Sinon, parfois, je vais au cinéma. Parfois...

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Un commentaire

  • Elma

    J’AIME TA CRITIQUE ! OUI !

    J’irai voir ce film.

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