Hé bien voilà.
J’ai vu La Taupe.
La Taupe raconte l’histoire d’un ancien membre du MI6 (les services secrets de sa Majesté) pendant la guerre froide, et ses tribulations pour découvrir une taupe en son sein.
Toute une histoire
Pour le moins que l’on puisse dire c’est que c’est un film d’AMBIANCE. Quelle ambiance ! Digne d’un épisode de Derrick qui dure deux heures.
J’en veux pour preuve ma douce et tendre qui me dit au début du film, texto : « On dirait Derrick ».
Elle n’avait pas tort du tout. Je m’explique.
Un petit air de ressemblance…
Le lieu et l’époque coïncident, fin des années 70, dans un Londres de l’époque, froid, gris, monotone, il ne fait jamais beau, et l’ambiance graphique est magnifiquement kitsch.
Il arrive des moments où l’on voit Gary Oldman (Smiley) en gros plan pendant bien 20 à 30 secondes sans que rien ne se passe. On peut admirer ses magnifiques montures en simili-ivoire.
Il y a également des plans qui sont certes bien photographiés, mais qui n’ont absolument aucune raison d’être : un plan sur un bâtiment. Et après ? rien, scène suivante.
(sic) – l’est qu’elle heure là ?
C’est looooong… Le film est découpé en 3 parties : la première où on ne comprend rien, qui est qui, qu’est-ce qui se passe, qui sont ces innombrables personnages et que viennent-ils faire dans l’histoire ?
On ne sait rien. Un qui se fait tirer dessus, on le retrouve plus tard. Un flashback ? Ah non, il est finalement bien vivant, on ne sait pas comment mais il l’est.
S’ensuit des soupçons sur chaque personnage dont on apprend les pseudonymes au cour de l’histoire, sans trop savoir qui est qui. Puis vient le dénouement. La taupe est découverte. Bof, c’est bien. Si on regardait ailleurs ? La découverte de la taupe est anecdotique. Soit. Concentrons-nous sur les personnages. Il n’y avait pas un secret qui devait être révélé ? Ah non. En fait c’était pour faire joli.
Deux heures plus tard et un bon coup de barre, on sort de la salle et à peu près 98% des spectateurs se demande s’ils ont bien compris le scénar. A entendre ce qui se dit, surement pas.
C’est quand même bien ou quoi ?!
J’ai eu la chance (si je puis dire) de rencontrer quelqu’un qui a aimé le film.
« Alors pourquoi ? »
« C’te film d’ambiance ! C’était génial, ambiance des années 70, espions qui sentent le cigare froid, manipulations, soupçons etc.. C’était génial ! »
« Ok, on a vu le même film, mais tu n’as pas trouvé ça long et ennuyeux ? »
« Ah ? Non, mais le jeu des acteurs était vraiment très bon ! »
« Certes, mais les plans insignifiants, et ceux particulièrement long ? T’as pas trouvé ça naze ? »
« Bon, c’est vrai que des fois… »
« Ok, on est d’accord. C’est Derrick en Angleterre en fait. »
« Heu, ouais. »
Ouais c’est bien, mais en fait non, mais en fait si, mais en fait c’est compliqué…
J’ai beaucoup aimé le jeu de Gary Oldman, il est vraiment très bon dans la peau de cet agent secret blasé, seul et en proie à des doutes et soupçons envers ses anciens collègues.
Mais le reste bon sang ! C’est long, chiant à mourir, et disposant d’un scénario abracadabrantesque ! Fallait le pondre ce scénar ! Bah, ça a été fait.
Je check juste pour le jeu d’acteur et la photographie que j’ai beaucoup aimée.
- Classification : Tous publics
- Genres : Espionnage
- Date de sortie : 8/2/2012
- Réalisateur : Tomas Alfredson
- Casting : Ciaràn Hinds, Colin Firth, David Dencik, Gary Oldman, John Hurt, Marc Strong, Toby Jones
- Producteur : Tim Bevan
- Scénaristes : Bridget O'connor, John Le Carré
- Studio : StudioCanal









Je l’ai vu aussi,… Et je n’ai rien compris non plus !
Mais une chose me rassure, c’est une adaptation d’un roman de John le Carré. Toutes les explications doivent se trouver dedans.
Toutefois, dans le dernier Millénium, j’ai tout compris.
Peut-être que le réalisateur n’a pas bien lu le bouquin… Ou le scénariste.